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Elections algériennes : victoire à l’arraché.

Par Nadir djermoune:

Bouteflika a finalement été réélu, sans surprise, pour un 4e mandat consécutif avec 81,53% des voix exprimées (le taux de participation a été de 51,7%). Cette reconduction d’un président malade, absent et incapable de diriger le pays par une main de fer, comme le suggère sa pratique et son projet d’amendement de la constitution pour un fort régime présidentiel, traduit la tentation autoritaire de l’élite politique au pouvoir. Le consensus laborieux réalisés par les différentes fractions de cette élite exprime surtout son effritement idéologique et sa fragilité politique pour maintenir son hégémonie sur une société de plus en plus exigeante et revendicative. C’est dans ce cadre qu’il faut saisir ce consensus, ou plus exactement ce « Modus vivendi », autour de l’image de Bouteflika.

Image ternie d’un président en fin de règne 
Cependant, cette image est affectée par un bilan peu reluisant où les réalisations des grands travaux d’infrastructures ne peuvent cacher le chômage endémique, la précarité, la réapparition de la misère et la dégradation des conditions de vie d’une majorité des Algériens et des Algériennes, soumis aux thérapies libérales. Elle est ternie par une économie fragilisée, peu productrice de richesses et peu créatrice d’emplois durables. Elle reste surtout marquée par les dossiers de corruption qui éclaboussent les « hommes » du président.
Cette élection se voulait un moment pour renouveler la légitimité de Bouteflika comme homme providentiel et à recréer un minimum de légitimité des institutions. Mais le chiffre très officiel de 51% de participation le fragilise d’avantage même si le ministre de l’Intérieur a tenté de minimiser l’importance de l’abstention en l’imputant à une tendance mondiale. Elle reste en réalité une preuve que le quatrième mandat de Bouteflika ne peut se prévaloir d’un soutien fort et encore moins d’un chèque en blanc. Lire la suite…

Déclaration du Mouvement Démocratique et Social – Oran

SOLIDARITE! Mobilisation et Vigilance contre les violences et provocations!

Pour une transition pacifique vers le changement démocratique et social!

 Les Algériennes et Algériens, particulièrement les "au moins 62%" d’entre eux qui ne sont pas tombésdans l’ivresse  des chants de la honteuse "victoire" des lendemains de pseudo élection présidentielle, ont appris avec consternation l’attaque meurtrière que vient de commettre,  près de la commune d’Iboudraren, un groupe d’islamistes armés contre un convoi militaire, tuant 11 éléments de l’ANP et en blessant environ 9 autres, dont un civil ou plus.Inclinons-nous devant la mémoire de ces victimes, souhaitons un prompt rétablissement aux blessées d’entre elles, assurons-les, ainsi que toutes les familles (dont l’ANP) touchées par ce drame, de notre sympathie et de notre solidarité agissante et prenons acte du fait que cet attentat, en inaugurant ainsi ce 4èmemandat imposé au pays, sonne comme un élément de négociation qu’expriment ses auteurs et leurs commanditaires en réponse aux multiples surenchères "réconcialiationnistes" qu’ont portées les candidats à la dernière "élection". Lire la suite…

Pour une convergence des énergies démocratiques et des forces sociales anti libérales et anti impérialistes

PST حــــــزب العمـــــــال الاشـــــــــتراكي

secretariatpst@gmail.com بريد الكتروني: www.pst-dz.comالأنترنيت     العنوان : 27 ، شارع زيغود يوسف ، الجزائر .

DECLARATION

La « victoire » de Bouteflika pour un 4éme mandat cache mal l’effritement de sa légitimité. Malgré tous les artifices déployés, la moitié de l’électorat a rejeté la mascarade électorale. Ni les rallonges budgétaires servies par Sellal aux 48 Wilayas, ni la mobilisation du patronat avec ses milliards, ni l’utilisation déloyale de l’administration et des médias publics et l’instrumentalisation outrancière de la peur du chaos et même l’interférence bienveillante des puissances impérialistes à l’image de Kerry, etc, n’ont pu atténuer la désaffection de plus en plus évidente des masses populaires.

Passant de 26% en 2009 à 49%  en 2014, selon les chiffres officiels, l’abstention a battu en brèche la propagande sur les « Indjazates » et le culte de la personnalité érigés en programme politique. L’évolution de l’abstention n’a d’égal que le développement du chaumage et de la précarité, de la misère et de la dégradation des conditions de vie de la majorité de notre peuple, soumis aux thérapies libérales et aux « recommandations »  du FMI. Lire la suite…

Rencontre-débat du R(d)G sur la question syndicale samedi 26 avril‏

La question syndicale en Algérie aujourd’hui

Samedi 26 avril 2014 à 14 h

au siège national du PST

27, boulevard Zighout Youcef, Alger

(Au fond de la cour à droite)

 Le Rassemblement de gauche R(d)G a le plaisir de vous inviter à une rencontre-débat le samedi 26 avril 2014 à 14 heures sur la question syndicale en Algérie aujourd’hui. Cette rencontre sera animée par :

- Zineb Belhamel, du Conseil des lycées d’Algérie (CLA)

- Ahmed Badaoui, ancien syndicaliste de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA)

- Djamel Rouani, du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest)

 A la veille de la commémoration de la journée internationale de lutte des travailleurs, le 1er mai prochain, il est utile et nécessaire de s’interroger et de débattre de la situation du mouvement syndical dans notre pays :

. Où en sont les syndicats autonomes ? Peut-on mesurer le chemin parcouru depuis leur apparition ? Quels sont les principaux acquis de leur combat  et quels enseignements tirent-ils ? Quelles difficultés se dressent sur leur chemin ? Quels défis doivent-ils relever ? Quelles sont leurs perspectives ?
.Où en est l’UGTA ? Que représente-t-elle aujourd’hui dans la classe ouvrière algérienne ? Peut-on réduire sa réalité à sa direction et au compagnonnage de celle-ci avec le régime ? La situation n’est-elle pas beaucoup plus contrastée avec des structures de base ou de secteurs très combatives et démocratiques ? A quels défis la vieille centrale est-elle confrontée ? Les syndicalistes combatifs qui sont en son sein peuvent-ils converger et travailler ensemble à se réapproprier leur organisation et à la régénérer? Comment peuvent-ils s’y prendre ?
.Les militants des syndicats autonomes et de l’UGTA sont-ils des adversaires ? Sont-ils condamnés à s’ignorer et à se concurrencer ? Le pluralisme syndical est-il une bonne chose pour les travailleurs ? N’est-ce pas au contraire un handicap majeur qui empêche les travailleurs algériens de se constituer en classe indépendante forte capable de résister aux politiques néolibérales désastreuses et à même d’arracher un maximum d’acquis ? Des passerelles peuvent-elles être tissées entre syndicalistes autonomes et de l’UGTA ? Quelle rôle doit et peut jouer la lutte syndicale dans la période de l’après-élection présidentielle du 17 avril ?
.Comment aider les travailleurs à s’organiser à la base, à construire des syndicats d’entreprise, à bâtir des syndicats de secteur et de fédération ? Comment organiser la solidarité autour des luttes des travailleurs, mais aussi des travailleurs confrontés à un conflit individuel du travail ? Comment développer la connaissance de la législation par les travailleurs et les syndicalistes et renforcer la culture syndicale ?
Telles sont quelques unes des questions que nous vous invitons à venir débattre avec nous.

Soyons nombreux et nombreuses.

Semaine Taleb Abderrahmane‏

Rencontre autour du livre
Taleb Abderrahmane
guillotiné le 24 avril 1958
 
organisée par l’établissement Arts et Culture
Mercredi 23 avril 2014 à 14 heures
38, rue Didouche Mourad Escalier « A », 1er étage
(trottoir qui fait face à l’agence CPA et à l’agence Air Algérie)
 
En présence de l’auteur, Mohamed Rebah, chercheur en histoire qui a déjà consacré un premier livre intitulé Des Chemins et des Hommes.
A la mémoire de ceux qui, au prix du sang et des larmes, « ont renversé les murs du passé et ouvert les portes de l’Histoire » (Pablo Neruda).
Rencontre autour du livre
Taleb Abderrahmane
guillotiné le 24 avril 1958
 
organisée par l’établissement Arts et Culture
Mercredi 23 avril 2014 à 14 heures
38, rue Didouche Mourad Escalier « A », 1er étage
(trottoir qui fait face à l’agence CPA et à l’agence Air Algérie)
 
En présence de l’auteur, Mohamed Rebah, chercheur en histoire qui a déjà consacré un premier livre intitulé Des Chemins et des Hommes.
A la mémoire de ceux qui, au prix du sang et des larmes, « ont renversé les murs du passé et ouvert les portes de l’Histoire » (Pablo Neruda).

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LE RÉGIME NE VEUT PAS MOURIR

Élection présidentielle en Algérie

LE RÉGIME NE VEUT PAS MOURIR

par rabah  moula

http://www.pressegauche.org/spip.php?article17339

algerMême si elle est très médiatisée à l’échelle internationale, l’élection présidentielle du jeudi 17 avril en Algérie n’est qu’une nouvelle mascarade visant, dans la forme, à entériner l’octroi d’un quatrième mandat à un président sortant qui ne dispose plus de capacités physiques pour assumer ses tâches. Sur le fond, cette élection consolidera le pouvoir de la même caste de dirigeants responsable du processus de déliquescence du pays et de la dilapidation des richesses nationales.

Le bilan du régime de Bouteflika est en effet catastrophique même si l’État n’a jamais autant bénéficié de recettes générées par les exportations du pétrole que durant ses trois mandats. C’est pendant son règne que la corruption s’est généralisée à toutes les sphères de la vie économique et sociale. L’argent des hydrocarbures n’a ni profité au peuple ni été utilisé pour relancer l’investissement productif. Il a surtout servi à gonfler les coûts de gigantesques infrastructures, comme l’autoroute Est-Ouest, au profit de grandes sociétés étrangères et d’intermédiaires locaux corrompus et à financer les importations massives de produits de consommation.

Avec le président sortant, 5 autres candidats et candidates prendront part à cette élection mais ils ne sont au fond que des faire-valoir pour Bouteflika, y compris son ancien premier ministre Ali Benflis qui le défie pour la deuxième fois en espérant, comme en 2004, un hypothétique ralliement des dirigeants de l’armée à sa candidature. La réalité est que les différentes ailes du régime restent soudées autour de la sauvegarde de leurs intérêts et que comme d’habitude les résultats de cette élection seront truqués.

Du côté du peuple, un mouvement de protestation baptisé BARAKAT (Assez) a été créé pour s’opposer au quatrième mandat. Il a pu organiser de nombreuses manifestations populaires, parfois durement réprimées par les forces policières du régime. Mais en ignorant les revendications sociales et économiques des travailleurs et des couches populaires pauvres, ce mouvement n’a pas pu bénéficier d’une plus grande capacité de mobilisation qui lui aurait peut-être permis d’être un acteur important, non seulement contre le quatrième mandat du président sortant mais surtout dans le combat pour une véritable ouverture démocratique dans le pays. Lire la suite…

Contribution MDS-D’Oran sous forme de déclaration sur les problématiques du changement et de la transition.

Notre Nation est en danger … et la "consultation électorale" en cours n’est ni le moyen de le conjurer ni la solution à la crise de l’Etat qui le nourrit!

Notre pays aux potentiels immenses et géostratégiquement décisif dans la région se trouve aujourd’hui balloté entre de très fortes tensions et manœuvres tant internes qu’externes. Au moment où il a plus que jamais besoin d’un puissant FRONT INTERIEUR pour y faire face, il se retrouve au contraire profondément fragilisé par l’exacerbation des contradictions sociales, par la corruption qui le gangrène, par la multiplication des fractures identitaristes, religieuses et régionalistes qui remettent de plus en plus en cause sa cohésion nationale et sociale et, surtout, par le degré élevé atteint dans la décrépitude des institutions publiques et de l’Etat qui sont de plus en plus vécus, par la société, comme adverses tant ils ont été quasiment "privatisés" par les clientèles et les clans du système rentier aux dérives compradores qui s’affrontent aujourd’hui dans des pseudo-élections pour la maîtrise des principaux leviers du pouvoir. Lire la suite…

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