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Luttes de classes aujourd’hui. Et pourtant , elles luttent (un extrait de l’intervention de Daniel BENSAID au Séminaire d’Etudes Marxistes 1999-2000 )

by sur 13 décembre 2012

Le discours dominant  , notamment le discours néo-libéral, en Algérie comme ailleurs , nie l’existence de la lutte des classes . Nous reproduisons ci-dessous un extrait d’une intervention de Daniel BENSAID au Séminaire d’Etudes Marxistes 1999-2000 intitulée « Lutte de classes aujourd’hui. Et pourtant,elles luttent ». Vous pouvez télécharger le document complet de l’intervention à partir du précieux site « SOCIALGERIE » animé par Sadek HADJERES ou bien encore ici (cf plus bas)

« Le discours médiatique tient volontiers pour acquise la disparition du prolétariat. Il ne s’interroge même pas sur celle symétrique de la bourgeoisie. Et pour cause : la concentration de la richesse et du capital (y compris du capital symbolique) atteint des niveaux records. Les trois plus gros patrimoines de la planète (dont Bill Gates) égalent le PNB cumulé des 43 pays les plus pauvres du monde ! Un PDG américain au Mexique gagne plus à lui seul que ses six mille salariés. Nike verse autant à Michael Jordan pour son image qu’à ses 30 000 salariés philippins. La preuve suffisante de la bourgeoisie réellement existante – et de l’antagonisme de classe – c’est le baron Antoine Seillières ou Edouard Michelin. Fût-elle formellement « salariée » et bénéficiaire de stock-options, sa prospérité florissante doit bien avoir pour contrepartie et face cachée l’exploitation toujours actuelle du travail salarié.

La question de l’heure n’est décidément pas celle d’une disparition des classes dans la nébuleuse postmoderne d’une société en miettes, mais celle des métamorphoses du salariat, des incertitudes sur son avenir, des luttes où s’élaborent ses nouvelles représentations. À quelles conditions les nouvelles formes d’organisation du travail, l’individualisation du revenu et du temps de travail, la privatisation de la consommation, l’atomisation sociale généralisée face aux flux de richesse et d’information, permettront-elles la reconstruction de pratiques et des solidarité dont se nourrit une conscience collective ? À quelles conditions, la fracture entre le mouvement social et les représentations politiques peut-elle être surmontée dans une société où l’espace public dépérit ?

Les réponses à ces questions se trouvent dans l’amorce d’un nouveau cycle de luttes et d’expériences. Elles ne peuvent être trouvées en dehors de la pratique qui transforme  ses propres acteurs : “Il y a, écrivait Georges Navel, une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique. ”

Pour ceux qui souhaitent télécharger le  document de Daniel BENSAID au format PDF :  bensaid._Les_classes_._et_pourtant_elles_luttent

Le site de Sadek HADJERES :http://www.socialgerie.net

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