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PILLAGE DES RICHESSES NATIONALES

by sur 11 juin 2013

PILLAGE DES RICHESSES NATIONALES

Politique économique libérale

 Et impérialisme en Algérie

Avec la crise mondiale du capitalisme dans les pays occidentaux et la hausse des prix du pétrole sur le marché mondial, l’Algérie se voit engranger des recettes en devises et se permet ainsi de lancer des grands projets dans le pays. C’est dans ce contexte qu’on voit l’apparition de centaines de multinationales qui se bousculent pour se partager le marché national, afin d’obtenir des surprofits monopolistiques. Mais cela n’est possible que par le choix de la politique ultra-libérale de Bouteflika en favorisant les grandes firmes internationales au détriment des entreprises publiques nationales, et cela, à travers la promulgation d’un code des marchés sur mesure, un “code de la sous traitance” sous prétexte qu’il faut attirer les IDE et permettre le transfert technologique. Devant l’absence d’un mouvement ouvrier fort, capable de faire reculer les politiques libérales dans le pays, ces grandes multinationales voraces, profitant de cette faiblesse, s’enrichissent en pillant les richesses nationales.

Pour comprendre bien la mainmise progressive de ces firmes internationales sur l’économie du pays (dont les plus importantes sont les Etats-Unis, la France, la Chine, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Japon, le Canada et l’Allemagne).ces bourgeoisies, de« libérales » deviennent impérialistes. Il y a lieu de s’illustrer par des exemples

Concrets suivants :

Les grands projets lancés dans le pays grâce à l’embellie financière de la rente pétrolière et gazière sont surtout dans les secteurs de l’énergie, routes (l’autoroute Est/Ouest), le métro d’Alger-Tramway, et bien sûr l’exploitation des puits de pétrole et de gaz dans le Sud algérien. Dans l’énergie, Sonelgaz chargé par l’État de prendre en charge ce secteur en lançant plusieurs mégas projets et de choisir les constructeurs étrangers suivant le plan du gouvernement. Comme le gouvernement a adhéré au plan Desertec des allemands, Sonelgaz ouvre le bal par le lancement de trois grands projets pilotes dans les énergies renouvellables. Il s’agit du projet de l’usine de fabrication de modules photovoltaïques à Rouiba “Centrale solaire”, attribué au groupe allemand Centrotherm/Kinetics, le constructeur Cegelec Français pour le projet éolien de 10 mgw d’Adrar, et la multinationale ABB Italie est retenue pour le projet de la centrale solaire d’Oued Nechou, à Ghardaïa, d’une capacité 1100 KWc. Les entreprises nationales et/ou privées sont appelées à la sous-traitance chacune dans son domaine d’intervention, donc sous tutelle de ces multinationales de surcroit avec une main d’œuvre qui coûte moins chers sans droit au CDI surtout avec un dinar dévalué. Sur un autre type d’énergie, Sonelgaz a lancé plusieurs mégas projets de réalisation de centrales électriques à gaz et vapeur dont les plus importantes la centrale électrique 1200 MGW de Koudiet Eddraouech d’El Tarf confiée au constructeur américain Général Electric (GE), la centrale électrique Targa d’Ain Temouchent d’une capacité de 1200 mgw attribuée au constructeur français ALSTOM, la centrale d’Ain Djasser de BATNA et de Khenchela sont attribuées à ANSALDO Italien, etc. Ces mégas projets pour ne citer que ceux là coûtent à l’État des dizaines de milliards de dollars. L’économie ne se développe donc plus conformément à la logique du capitalisme national, ou aux intérêts d’une bourgeoisie nationale, mais elle se développe conformément aux intérêts du capital étranger (le FCE qui représente les intérêts du privé national a dénoncé l’ouverture du marché national aux étrangers pour concurrence

Déloyale). Pire encore, l’économie nationale est réduite à l’importation, dominée par les importateurs de la bourgeoisie nationale, et la dépendance alimentaire paie au prix fort. C’est pourquoi Bouteflika après sa réélection s’est inventé un autre discours dit “patriotisme économique”, en apportant quelques mesures protectionnistes dites patriotiques aux profits des entreprises nationales applaudi par Louisa Hanoune du PT. En modifiant quelques articles du code des marchés jugés intéressants pour favoriser les entreprises nationales et relancer quelques usines, mais des mesures pas suffisantes et inconséquentes au regard des grands projets confiés aux multinationales citées plus haut.

Néanmoins, il y a lieu de citer ici un bon exemple sur le recul de l’État de confier à la multinationale française Total comme c’était prévue, la totalité des stations services Naftal sur l’autoroute Est/Ouest, en les attribuant aux entreprises nationales publiques à savoir L’INERGA, JCB ET ALTRO leurs permettant ainsi un plan de charge conséquent pour se maintenir en vie. Par contre, la multinationale chinoise et COJAAL japonaise se partagent le marché d’Autoroute Est/Ouest avec une main d’œuvre moins chers soumise au travail de

Contrats de courte durée CDD (le coût du marché est estimé à 15 milliards de dollars). Le patriotisme économique de Bouteflika se voit très insignifiant devant l’attribution des grands contrats accordés aux multinationales. Dans le registre des privatisations dans le pays, il est important de parler de l’échec de privatisations notamment de l’usine d’EL HADJAR, le fleuron de l’industrie algérien en sidérurgie construit par l’argent du pétrole cédé à Mettal Steel, une multinationale qui détient le monopole de la sidérurgie en Europe, pour réaliser des profits maximal et transférer les capitaux vers l’étranger. Le gouvernement a justifié la privatisation de l’usine d’El hadjar pour faire croire à l’opinion publique d’augmenter la production nationale, moderniser les moyens de production et créer plus d’emplois. Cela implique plus d’investissements de la part du géant de l’acier. Or, en réalité, il s’agit bel et bien d’un bradage pur et simple au détriment des travailleurs de Sider et par conséquent de l’économie nationale. Le bras de fer engagé par le syndicat de l’entreprise contre le milliardaire indien pour cause de la politique de désinvestissement mis à nu la politique libérale du gouvernement en révélant à l’opinion nationale que la capacité de production de Sider n’est pas encore atteinte par ArcelorMettal, le nombre de travailleurs passe de 18000 au temps de Sider à 6000 actuellement. Le géant ArcelorMettal impose ces prix de l’acier aux entreprises nationales, et enfin laisse El hadjar mourir. Parallèlement, dans le marché d’importation on voit l’apparition des gros fournisseurs de rond à béton privé national qui s’installent dans le pays, à l’instar de TREFILEST à Annaba, TREFISOUD à Eulma et TREFAL à Réghaia pour imposer leur diktat aux entreprises nationales donc porter atteinte à l’économie nationale. C’est pourquoi, le PST, les syndicats et les travailleurs (organisations de gauche) doivent prendre ces exemples et dénoncer le bradage des entreprises nationales et mettre en avant la renationalisation d’EL HADJAR et nationalisation de tous les secteurs stratégiques. Idem pour les cimenteries, à l’instar de celle de M’sila cédée à ORASCOM puis LAFARGE française. Enfin, le secteur des hydrocarbures avec plus de milliards représenté par SONATRACH obéit aux mêmes règles citées plus haut dominé par les multinationales américaines comme ANADARKO, KBR ,SHEMBERGER,…etc. les anglais par PETROFAC, BP,…la compagnie pétrolière chinoise CPMC…JGC japonaise. Elles dominent le monde entier.

A. NALOUF

AVRIL 2012

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