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Massive protests sweep Brazil after transit fare rollback

by sur 21 juin 2013


« Les manifestations de masse de la semaine passée sont une première expression ,encore limitée, de la colère de la jeunesse brésilienne et des travailleurs devant les criantes inégalités sociales combinées à la récession économique et à la croissance explosive du coût de la vie .Ces conditions sont intimement liées à la la crise économique mondiale du capitalisme qui est le moteur des bouleversements sociaux et politiques à travers le monde, d’Athènes au Caire, à Istanbul à Madrid, et maintenant à Rio et São Paulo et d’autres villes brésiliennes. »


« Toutes les franges de la classe dirigeante brésilienne et leurs représentants politiques sont sous le choc de ce coup de tonnerre social dans un ciel qui leur apparaissait comme relativement serein . Selon le quotidien Folha de São Paulo : « Tout allait si bien et tout à coup nous rejouons la place Tahrir, soudainement , sans aucun avertissement, ni crescendo. »

Please read the following  two full reports and analyses respectively in French and English  by Comrades Dorian Griscom and   Rafael Azul (World Socialist Web Site)

Kunta

Des centaines de milliers de personnes protestent dans tout le Brésil

Par Dorian Griscom
21 juin 2013
Une partie de la manifestation à Rio de Janeiro [Photo: David Cardoso]

Le lundi 17 juin a été la scène des plus grandes manifestations au Brésil depuis au moins 20 ans. Des centaines de milliers de personnes ont marché dans les rues des principales villes du pays que sont Rio de Janeiro, São Paulo, Belo Horizonte et Brasília, tandis que d’autres manifestations de moindre importance ont eu lieu dans d’autres villes partout au pays.

On estime le nombre de personnes qui sont descendues dans les rues du pays à près de 1 million. À São Paulo, la plus grande ville et capitale économique du Brésil, on estime que 250 000 personnes ont manifesté, et à Rio de Janeiro une autre foule de 150 000 personnes a rempli l’Avenida Rio Branco et une grande partie du centre-ville. Dans la capitale Brasília, quelque 5 000 jeunes ont occupé le hall du Congrès national, tandis que des centaines d’autres ont grimpé sur le toit de l’immeuble. Il y avait aussi des manifestations à Fortaleza, Vitoria, Maceio, Belem, Salvador, Curitiba, Porto Alegre et Recife.

Les manifestations de masse de lundi sont venues grossir et approfondir une vague de manifestations plus petites organisées au début en réaction à la hausse des tarifs de transports en commun mis en place par différentes administrations municipales dans le pays, notamment à São Paulo.

Ces premières manifestations ont été organisées pour protester contre des hausses de prix apparemment légères pour l’utilisation du transport en commun, hausses représentant en moyenne de 5 à 10 cents américains par billet.

Tout comme lors des événements qui ont entouré les manifestations sur la place Taksim en Turquie, la répression brutale contre les manifestants du début exercée par la police militaire brésilienne a contribué à attiser la colère du pays. Il s’est ensuivi le plus grand nombre de manifestants dans les rues depuis au moins les manifestations de 1992 pour la destitution du président d’alors, Fernando Collor de Mello et, peut-être même depuis le mouvement de masse de 1984 exigeant des élections directes à la fin de la dictature militaire.

Les protestations de lundi ont exprimé des griefs beaucoup plus généraux, dénonçant la corruption endémique du gouvernement, le manque de services de base adéquats, la pauvreté généralisée et le gaspillage de milliards de dollars des fonds publics pour la construction de stades somptueux pour la Coupe des Confédérations et les tournois de la Coupe du Monde de football au lieu d’investir dans l’éducation et la santé. Au cœur de ces griefs se trouve l’immense fossé entre la riche classe dirigeante et la population active de ce pays de 200 millions d’habitants, l’un des plus socialement polarisés dans le monde.

Les slogans des manifestations de lundi ont exprimé le profond fossé qui existe entre la classe ouvrière brésilienne et les représentants politiques de l’élite dirigeante corrompue. Sur une pancarte, on pouvait lire : «Vous ne me représentez pas». Un autre slogan très médiatisé déclarait : «Nous n’avons pas besoin de la coupe du monde. Nous avons besoin d’argent pour les hôpitaux et l’éducation».

La police militaire brésilienne a brutalement réprimé les premières manifestations à São Paulo et à Rio de Janeiro, en tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Des centaines de personnes ont été arrêtées lors des manifestations de la semaine dernière et y a eu au moins une centaine de blessés.

Il y a aussi eu de violentes attaques de la police contre les journalistes à São Paulo. Au moins 15 journalistes ont été blessés pendant la fin de semaine par des tirs de balles en caoutchouc, à coups de matraques, avec du gaz lacrymogène et du gaz poivré. Les journalistes soutiennent qu’ils ont été délibérément pris pour cible par la police militaire. Un journaliste a été frappé par une voiture de police, et un autre a perdu l’usage d’un oeil après avoir été atteint par une balle en caoutchouc.

Lorsqu’il est apparu clairement par la suite que la violence de la police contribuait à alimenter la croissance du mouvement de protestation, la police dans les deux villes a alors tenté une approche moins interventionniste face aux manifestations de masse de lundi. Les manifestants ont alors repris comme chant, «Quelle coïncidence! Pas de police, pas de violence!»

À Belo Horizonte cependant, la police a formé un blocus lundi sur la route menant au stade de football Mineirão, où avait lieu un match entre Tahiti et le Nigeria. En dépit de la promesse préalable de ne pas recourir à la violence, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc lorsque des manifestants ont franchi le blocus. Avant l’intervention policière, la manifestation avait duré pendant cinq heures sans violence de la part des manifestants.

Le gouvernement du Parti des travailleurs (Partido dos Trabalhadores – PT) qui a dirigé le pays pendant les dix dernières années, d’abord sous Luiz Inácio Lula da Silva et maintenant avec Dilma Rousseff, présidente depuis janvier 2011, a cherché à calmer les vives tensions sociales du Brésil avec une aide sociale minimale pour les plus pauvres du pays et la promesse que la montée du capitalisme brésilien sur la scène mondiale apporterait la prospérité générale de la population.

Ce mythe s’est considérablement affaibli au cours de la dernière année avec la stagnation économique combinée à une inflation galopante. La croissance économique du pays a chuté à 0,6 % au premier trimestre, entraînant une baisse de la production industrielle et des pertes d’emploi. Le taux officiel d’inflation a atteint 6,5 %, beaucoup de personnes soutenant que l’augmentation réelle des prix est en fait du double. Les taux d’intérêt sont à la hausse, et un gel des dépenses est imposé par les gouvernements étatiques et municipaux. Le sentiment croissant est que le soi-disant miracle économique brésilien est en train de s’enrayer.

La tenue du tournoi de la Coupe des Confédérations, largement considéré comme une sorte de répétition générale pour la Coupe du Monde l’année prochaine, et qui était censé symboliser l’arrivée du Brésil en tant que «puissance du XXIe siècle», a énormément accentué le fossé entre les prétentions égocentriques de l’establishment politique et la dure réalité de la pauvreté, des services sociaux insuffisants et des infrastructures généralement dysfonctionnelles à laquelle font face sur une base quotidienne la jeunesse et les travailleurs brésiliens.

La présidente Dilma Rousseff a cherché à projeter l’image d’un leader populaire bien en selle, répondant à la dissidence d’une manière rationnelle, en déclarant : «Le Brésil s’est réveillé un pays plus fort. La taille des manifestations [de lundi] est la preuve de la force de notre démocratie.» En réalité, la classe dirigeante brésilienne et ses serviteurs politiques sont terrifiés à l’idée d’un mouvement de masse de la base exprimant les véritables aspirations de la classe ouvrière du Brésil.

Cela s’est exprimé mardi soir, alors que des dizaines de milliers de jeunes manifestants sont à nouveau descendus dans les rues de São Paulo, assiégeant la mairie. Rousseff se réunissait alors tout près, à l’aéroport Congonhas, avec son prédécesseur Lula da Silva, son principal conseiller politique, le ministre de l’Éducation Aloizio Mercadante, et le maire PT de São Paulo, Fernando Haddad. Selon des rapports non confirmés, le consultant politique bien connu João Santana était également présent dans ce qui était apparemment une réunion de crise sur la façon de faire face à la révolte populaire grandissante.

L’atmosphère de panique au sein de la classe dirigeante a été reflétée par la réaction confuse du gouvernement devant l’escalade des manifestations. Alors que les dirigeants des administrations municipales responsables de la hausse des tarifs ont affirmé au début que les augmentations étaient non négociables et qualifié les manifestants de «vandales», le gouvernement fédéral a par la suite pris le relais avec la proposition d’un projet de loi au Congrès qui permettrait de réduire les frais de transport en commun à travers le pays, le tout dans le but évident de diffuser la colère populaire.

Comme dans tous les autres mouvements de protestation de masse qui sont apparus au cours des dernières années, le mouvement du Brésil est à l’heure actuelle sans direction ou programme politique. Au début, les manifestations ont été appelées par le Mouvement pour l’abolition des tarifs, qui préconise de fournir le transport en commun comme un service public gratuit, et qui avait organisé des manifestations au cours des dernières années avec peu de participation du public. Mais cette année, avec la hausse des tarifs et le mécontentement grandissant, le mouvement a éclaté et s’est transformé en un mouvement de masse spontané.

Il est à noter que les syndicats du Brésil, qui travaillent à subordonner la classe ouvrière au gouvernement PT, n’ont joué aucun rôle important dans les manifestations de masse.

Déjà on voit apparaître ceux qui cherchent à faire une vertu de la confusion politique initiale, appelant à un mouvement «sans parti».

Au fur et à mesure que les travailleurs et les jeunes brésiliens se joindront de plus en plus dans la lutte, il est inévitable qu’ils s’opposeront avec hostilité au PT corrompu qui est au pouvoir et qui prétend faussement représenter la classe ouvrière, ainsi que contre les autres partis de droite des gouvernements étatiques et locaux, tels le Parti de la social-démocratie brésilienne (Partido da Social Democracia Brasileira), le Parti démocratique brésilien du mouvement (Partido Democrático Brasileiro do Movimento), et les différentes forces de la pseudo-gauche qui orbitent autour du PT.

Toutefois, un mouvement de masse sans programme et perspectives politiques révolutionnaires fait face à la dispersion, à la cooptation et à la défaite.

Pour que le mouvement de masse au Brésil évite un tel sort, il faut bâtir une nouvelle direction révolutionnaire afin de mobiliser la classe ouvrière de façon indépendante dans la lutte pour le socialisme. L’entrée de la classe ouvrière brésilienne dans la lutte avec ces manifestations de masse a des implications profondément révolutionnaires dont les répercussions se feront sentir, non seulement dans toute l’Amérique latine, mais aussi dans le monde entier.

(Article original paru le 19 juin 2013)

Massive protests sweep Brazil after transit fare rollback

By Rafael Azul
21 June 2013
Demonstrators converge in front of the National Congress in Brasilia [Photo: Marri Nogueira/Agencia Senado]

Hundreds of thousands of protesters filled the main avenues of Rio de Janeiro, Sao Paulo and dozens of other state capitals and smaller cities across Brazil in a June 20 national day of protest originally triggered by an increase in bus fares.

The governments of Brazil’s largest cities, São Paulo and Río de Janeiro, acting in coordination with the Workers Party (PT) federal government of President Dilma Rousseff, suspended transit fare increases in an attempt to defuse the seething popular anger. A number of smaller cities that had also raised transit fares for the most part had rolled them back completely or partially the day before.

  Nonetheless, the numbers in the streets Thursday were the largest since the demonstrations began two weeks ago, with protesters denouncing social inequality, spending on the World Cup and other sporting extravaganzas, rather than health and education, and political corruption.

Military police estimated the crowd in Rio at 300,000, and it was undoubtedly even larger than that, with protesters filling both sides of the divided central artery of Avenida Presidente Vargas leading into the Candelaria plaza and city hall, which was blocked off by Military Police Shock Troops.

In Rio, the Military Police unleashed violent repression against the demonstrators, firing tear gas, stun grenades and rubber bullets and sending in Military Police cavalry. There were also confrontations in the capital of Brasilia, where army troops were brought in to surround the Palacio de Planalto, the official offices of the president, and heavy police deployments protected other buildings as at least 30,000 protested. Clashes took place when demonstrators briefly entered Itamaraty, the offices of Brazil’s foreign ministry.

There were also clashes in Sao Paulo, Campinas—in the interior of the state of Sao Paulo—and in Salvador in the northeastern state of Bahia.

The Brazilian daily Estado de São Paulo revealed that the PT federal government ordered the Brazilian Intelligence Agency (ABIN) to mount a major operation to monitor Internet communications and social media in an attempt to find out who was involved in the organization of the protests and what direction they would take.

On Wednesday June 19, some 80,000 workers and youth protested outside the football stadium in the city of Fortaleza, a coastal city in Northeast Brazil, three hours before the Mexico-Brazil match in the Confederations Cup (CONCACAF), which is in effect a dry run for next year’s World Cup.

The games have become a focus of the demonstrations, with large segments of Brazilian society angry over the estimated $12.6 billion being spent on new stadiums and other infrastructure that has nothing to do with the pressing needs of average people. Many have carried signs reading “More bread, less circuses!,” “When your child gets sick, take him to a stadium,” and “We want hospitals and schools at FIFA [international soccer’s governing body] standards.”

A confrontation with local police and National Security Forces ensued in Fortaleza as protesters broke through the two-kilometer perimeter line set up in accordance with the “Law of the Cup” ( a Lei Geral da Copa ), which grants FIFA officials control over the movement of people near stadiums.

Sports minister Aldo Rebelo warned that the government would not tolerate protests that disrupt the CONCACAF games. Rebelo—a member of the Stalinist Communist Party of Brazil, which backs the PT government—indicated that Rio’s Maracaná Stadium would be surrounded with a security perimeter that will be monitored by the Brazilian Armed Forces. “It will not be possible to have any protests near the stadium,” said Rebelo; “there are people that want to take advantage of these events to present their grievances.”

The initial protests had been called by the Movement for a Free Fare, which is composed of barely a few dozen members and has called small demonstrations annually since 2005. This year, however, intersecting with the bus fare hikes and rising discontent over a sharp uptick in inflation and the stalling of economic growth that has led to layoffs and few decent jobs for young people, it exploded into a mass outpouring.

The lack of any worked-out program or revolutionary leadership and the predominance of middle class layers has left this movement open to various influences, including those of the political right. Slogans opposing all political parties and denouncing corruption and high taxes have become increasingly common, and organized groups of thugs have attacked those carrying signs and banners of left-wing parties.

In Rio on Thursday, a group of a few dozen members of the CUT (Unified Workers Central), the union confederation that is closest to the ruling Workers Party (PT), was set upon, its members beaten up and its banners torn to pieces.

In Sao Paulo, elements referred to by the media as “nationalists” attacked members of left-wing parties, seizing their flags and banners and burning them in the streets.

The political confusion and the ability of right-wing elements to exploit it is the byproduct of a decade of rule by the Workers Party, a corrupt political machine that falsely claimed to represent the working class, and of the unions’ integration into the state apparatus and betrayal of the struggles of the working class. The unions have played no significant role in the mass protests.

The rollback of the transit fare hikes is aimed at removing the issue that sparked the massive protests across the country. The rollbacks will not ameliorate social conditions. São Paulo and Río de Janeiro authorities made it clear that the profit interests of the private contractors that run the system—and contributed substantially to all the major political parties—are to be protected. In lieu of fare increases, there will be cuts in other programs, including health and education, which benefit workers and the poor.

“We will have to tighten our belts,” declared São Paulo State governor Geraldo Alckmin of the right-wing opposition Party of Brazilian Social Democracy (PSDB). “This is a gesture, an opening,” said a more tightlipped São Paulo’s PT Mayor Fernando Haddad. Haddad threatened to cut education and health care in a city that is home to 21 billionaires. At no time did any of these officials even suggest making the rich pay for these essential services.

According to press reports, the São Paulo mayor, considered a rising figure in the Workers Party, was pressured by Rousseff to suspend the fare increases and had resisted until the last minute. For his part, Río de Janeiro’s mayor Eduardo Paes of the PMDB (Brazilian Democratic Movement Party) warned that the lower transit fares would force the city to cut spending in other areas by $200 million.

Even before the increase in fares, a minimum wage worker in São Paulo or Río was paying over 20 percent of his or her pay just getting back and forth to work each day, in poorly maintained and overcrowded buses and trains, as private operators squeezed millions of reales in profits through cost-cutting and postponed maintenance.

In dollar terms, São Paulo transit fares are the highest in Latin America, even higher than in some US cities. In Los Angeles, California, for instance, with average wages that are five times higher than in São Paulo, transit fares ($1.35 per trip) are equal to those in the Brazilian city. Additionally, in this sprawling city of 20 million inhabitants, even better off workers are forced every day to spend hours on public buses and trains, and many pay four fares a day.

The empty concession on transit fares will prove futile. The causes of the anger of Brazilian youth and workers, extreme social inequality combined with an exploding cost of living and an economic slump, have only found their initial and limited expression in the mass protests of the past week. Behind these conditions is the global economic crisis of capitalism which is driving social and political upheavals around the world, from Athens to Cairo, to Istanbul to Madrid, and now to Río and São Paulo and other Brazilian cities.

Rousseff has tried to portray the protests as a symptom of the successes of Workers Party rule. Expectations had risen because “we changed Brazil,” she said. Rousseff added that “citizens were formed that want more and have a right to more.” This claim, echoed in the press, cannot hide the fact that the limited gains made in ameliorating the worst poverty in Brazil has been accompanied by a widening gap between the ruling capitalist layer and the masses of working people.

There is palpable shock within all sections of the ruling establishment and its political representatives over the resulting explosion. The daily Folha de São Paulo declared: “Everything was going so well and suddenly we are replaying Tahrir Square, suddenly, with no warning, no crescendo.”

It was reported Thursday that Rousseff cancelled a scheduled trip to Japan and convened an emergency meeting of her ministers Friday morning to discuss measures to deal with the continuing protests.

One Comment
  1. Omar la Gauche permalink

    Les articles sont intéressants et instructifs.Que pense Tata Louisa des agissements de son parti frère , le Parti des Travailleurs du Brésil , je veux dire le Parti Neo-libéral de Lulla et Rousseff?

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