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PROCHE-ORIENT ET NORD AFRICAIN : LA SYRIE, L’ÉGYPTE, LA TUNISIE – LA RÉVOLUTION ET LA CONTRE-RÉVOLUTION FACE A FACE.

by sur 20 septembre 2013

L’offensive du régime de Bashar Al-Assad et la menace de bombardement impérialiste en Syrie, avec la brutale répression imposée par les militaires égyptiens, marquent le moment le plus difficile qu’ont vécu les révolutions du monde arabe depuis l’éclatement de la Tunisie il y a presque trois années. La contre-révolution avance de façon virulente et cependant  il n’apparait pas à l’indispensable alternative politique révolutionnaire pour donner une sortie à la clameur de justice sociale et liberté et aux revendications des jeunes et des travailleurs que continuent en suspens. La gauche internationale, qui a ignoré ces révolutions ou qui – en suivant le castro-chavisme – a été ouvertement à côté des régimes et de la réaction,  sera complice pour active ou pour passive si finalement tout le procès  finit en défaite. Mais, pendant que la mobilisation continue, l’histoire ne sera pas finie: la révolution encore n’a pas encore dit son dernier mot.

 La Syrie :

 En d’autres moments, nous avons écrit sur le rôle contre-révolutionnaire du chavisme, qui a préféré défendre ses intérêts pétroliers et être à côté des dictateurs comme Gaddafi ou Al-Assad, pendant l’extermination de leurs peuples, en soutenant des théories conspiratrices sans aucun sens. La logique de “les ennemis de mes ennemis sont mes amis” n’est pas uniquement une erreur mais aussi une trahison en toute règle. Comment ils sonnent, maintenant, de cyniques, quelques voix de la gauche que maintenant clament maintenant contre la “guerre” à Syrie, après plus de 100.000 mortes, 6,5 millions de déplacés et des bombardements systématiques des zones populaires du pays par les troupes du régime! Quel cynisme ont ceux qui râlent maintenant contre “l’intervention”, comme si l’Iran, la Russie et Hezbollah n’eussent pas “intervenu” systématiquement pendant ces années en soutien à Al-Assad”, de même qu’’ont fait la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar pour isoler militairement les groupes révolutionnaires dans le côté rebelle en armant les djihadistes! Le peuple syrien supporte depuis presque trois années des guerres et des interventions étrangères.

Nous condamnons –nous voulons être clair- nous condamnons le bombardement impérialiste, mais avec  un approche situé aux antipodes du chavisme et de stalinisme, que s’alignent avec Al-Assad. Parce que Syrie n’est pas l’Irak: en Syrie il y a une révolution, un peuple levé en armes depuis deux années et qui paie d’une façon très dure la lutte contre une dictature féroce. Si finalement, le impérialisme attaque ne sera pas pour renverser le dictateur et pour voler le pétrole syrien, mais parce qu’il veut couper d’un coup cette révolution et la contrôler. Peut-être que le but est seulement allonger la guerre jusqu’à la destruction de la Syrie: comment reconnaissait cyniquement Edward Luttwalk au New York Times il y a quelques jours, aux États-Unis ne les convient pas ni une victoire accablante du régime ni encore moins sa défaite aux mains des groupes “rebelles” qui ne contrôle. Tout cela à la frontière nord d’Israël. Pour Obama, le meilleur est qu’il continue l’érosion aux deux factions (cent mille morts plus? et qu’est-ce que c’est tout cela pour lui?) jusqu’à qu’ils soient disposés à accepter une sortie négociée où rien ne changera pas, que maintiendra intact le régime et il assure une sortie “honorable” pour Al-Assad. Demander un procès politique et la négociation avec ce régime n’est pas autre chose que légitimer un criminel.

 L’Egypte :

 L’Égypte est aujourd’hui l’autre pays où il avance la contre-révolution, après que les militaires ont donné un coup d’état, en profitant les massives manifestations populaires du 30 juin contre le gouvernement Mursi, pour imposer le retour de la dictature. Nous  avons condamné aussi –oui, nous avons condamné- la féroce répression orchestrée pour les militaires contre les Frères Musulmans, aux bases des quels il y a jeunes et travailleurs qui ont confiés de façon erronée en une direction réactionnaire mais qu’ils sont indispensables pour avancer en la révolution à Égypte.

 

Et maintenant la répression atteint la gauche, avec l’arrestation de Haizam Mohamedain, avocat de droit de travail et dirigeant du parti Socialistes Révolutionnaires. La répression militaire n’étonne pas personne. Mais le plus préoccupant c’est que seulement les Socialistes Révolutionnaires et le Mouvement du 6 avril ont rejeté le coup militaire. La plupart de la gauche soutient le pouvoir de l’armée: depuis le Parti communiste jusqu’à la social-démocratie ou les dirigeants de la Fédération de Syndicats Égyptiens, qu’a assumé le ministère de Travail du gouvernement putschiste. Et avec tout à faveur le – et avec le soutien des États-Unis, l’Arabie Saoudite et Al-Assad – les militaires ont même osé libérer Moubarak. Israël a respiré tranquille depuis le coup et s’est concentré à défendre que les États-Unis continuer à donner les 1.550 millions de dollars annuels à l’armée égyptienne en échange de préserver la “paix” avec l’état sioniste.

 La Tunisie :

 Et il reste encore, la Tunisie, le berceau du procès révolutionnaire, où la querelle entre les trois principales forces politiques ne s’est décantée encore. Le gouvernement islamiste d’Ennahda a maintenu la même politique néolibérale et la même politique islamiste que Mursi en Égypte. En s’appuyant sur le malaise du peuple, parce que les revendications de la révolution n’ont pas eu aucune sortie, la droite du vieux régime “recyclée” en Nidá Tunis se prépare pour retourner au pouvoir, s’il faut, sous une façade démocratique. Et à la gauche, le Front Populaire, que réuni la gauche nasserista et la gauche révolutionnaire, avait commencé à s’ériger comme référent politique. Mais il y a aussi  les deux autres grands pouvoirs: l’armée (qu’a été le garant de la stabilité politique mais, jusqu’à maintenant, il a évité d’intervenir directement dans le procès politique) et la UGTT, l’organisation syndicale et principale force organisée du pays. Les assassinats politiques de Chourki Belaïdi et de Mohamed Brahmi, tous deux du FP, ils ont été répondus avec plus de mobilisations que celles qui vont renverser Ben Alí. Mais au lieu de construire une alternative révolutionnaire le Front Populaire, comme en Égypte,  propose un gouvernement de “Salvation National” avec la droite pour prendre le pouvoir aux islamistes. Nous confions que l’exemple d’Égypte, qui a été vu avec beaucoup de sympathie en Tunisie, il serve maintenant pour laisser clair que en combattant le islamisme politique de la main de les forces réactionnaires, la gauche enterre la révolution et elle bécher sa propre tombe.

 Les analystes et les mass-médias écrivent beaucoup avec des complexes explications sur la géopolitique du Proche-Orient, que ne sont pas autre chose qu’excuses pour justifier l’abandon de ces révolutions. L’alibi, ou le train que cache un autre: les monarchies islamiques (l’Arabie Saoudite, le Qatar) contre les républiques laïques (la Syrie, l’Irak, l’Égypte); la lutte régionale entre l’Arabie Saoudite et la Turquie; la guerre de satellites de l’Iran (pour faire face aux États-Unis à travers d’Hezbollah et de la Syrie) ; la rivalité séculaire entre des chiites et des sunnites. Tout reste confondu en un marasme d’intérêts contradictoires, avec un seul message: c’est une région très compliquée et dangereuse. Le résultat a été la méfiance des peuples et des travailleurs en Europe, qu’a paralysée toute réponse, par exemple, à l’horreur du massacre chimie aux quartiers de Damas. Il y a même des analyse de gauche que arrivent sans honte à un constat lapidaire: le Proche-Orient est tellement compliqué qu’il ne valait pas la peine d’y essayer une révolution. Plus les aurait valu aux peuple affectés accepter que son destin est vivre sous la dictature.

 Mais, seulement si nous mettons au centre du débat la lutte de classes nous pouvons nous orienter au milieu  de cette apparente complexité. Ce sont les dynamiques de la révolution, et maintenant, celles de la contre-révolution, qui marquent la règle. Et à la fin, Au- Assad, les États-Unis, l’Arabie Saoudite, Israël et les militaires égyptiens sont tous au même côté de la barricade. À l’autre il y a les jeunes, les travailleurs et les peuples opprimés. Ainsi, ce ne est pas tellement compliqué choisir nôtre côté de la barricada.

15 septembre 2013

 Leyla Nassar

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