Skip to content

Compte rendu de la rencontre du rassemblement de gauche à Aokas les 29 et 30 août 2013

by sur 24 septembre 2013

Nous publions ici le compte rendu des travaux de la rencontre du rassemblement de gauche tenue à Aokas les 29 et 30 août 2013.

Compte rendu de la rencontre du rassemblement de gauche à Aokas les 29 et 30 août 2013

  

Le 29 et 30 août 2013, une trentaine de militants de la mouvance de gauche algérienne (travailleurs actifs ou au chômage, syndicalistes, étudiants, anciens militants du PAGS, du PT et d’autres partis aujourd’hui disparus ainsi que des militants du PST) venus d’une dizaine de wilayas du pays se sont rencontrés à Aokas.

 Les débats ont porté sur trois points : la situation politique nationale, la situation et les enjeux du mouvement syndical en Algérie, le rassemblement de gauche et ses perspectives.

 Les participants ont mis l’accent sur la situation politique internationale et régionale dangereuse marquée par une offensive impérialiste du capitalisme en crise des grandes puissances occidentales. Au plan interne, les participants ont mis en évidence le contraste entre l’essor des luttes sociales et démocratiques ainsi que l’émergence de mouvements sociaux (syndicats, associations, mouvements…), d’une part, et l’absence de débouché et de représentation politiques de ce mouvement populaire, d’autre part. Une autre question débattue est celle de l’urgence de la construction d’une convergence des luttes et des mouvements au sein d’un front social (syndicats, chômeurs, étudiants…) à même de faire aboutir les revendications populaires : emploi, salaires, respect du droit du travail et des libertés syndicales, défense des libertés démocratiques (droits d’association, de réunion, d’expression…)…

 Le débat syndical a permis de faire le point sur l’état de ce mouvement en Algérie aujourd’hui. Il en ressort que le mouvement syndical autonome qui a explosé dans les années 2000 a atteint ses limites historiques. Ces limites résident dans le corporatisme, le sectarisme, le morcellement, le confinement dans le secteur de la fonction publique et une faiblesse politique et idéologique des principales organisations syndicales autonomes qui empêchent ce mouvement d’effectuer un saut qualitatif à même de permettre aux nombreux travailleurs de la fonction publique qu’il représente de peser sur la scène syndicale et politique nationale. Le fonctionnement pas toujours démocratique de nombre de ces organisations constitue un autre frein à leur déploiement. L’autre constat concerne la centrale UGTA gangrenée par la bureaucratie qui règne en son sein, mais qui dispose de sections syndicales combatives et démocratiques à la base. Le caractère non démocratique de la centrale du 1er mai et son compagnonnage avec le gouvernement l’amène à freiner et entraver de nombreuses luttes des travailleurs (cheminots, postiers, dockers…), ce qui pousse des travailleurs et syndicalistes UGTA de certains secteurs à constituer à l’extérieur de nouveaux syndicats autonomes. C’est notamment le cas des postiers qui ont créé au cours de leur dernière grève un syndicat national autonome des postiers (SNAP). La perte de traditions syndicales découle de l’absence d’hégémonie des forces politiques de gauche qui structuraient traditionnellement le mouvement syndical algérien. L’ « apolitisme » et les positions droitières des syndicats autonomes mettent en évidence la nécessité pour les socialistes de jouer leur rôle dans ce mouvement afin qu’il renoue avec les plus belles pages de son passé et qu’il se construise sur de véritables bases de classes. Les militants socialistes doivent contribuer à construire le mouvement syndical en intervenant dans tous les types de syndicats représentatifs, qu’ils soient de l’UGTA ou autonomes car il faut veiller à ne pas diviser les travailleurs.

 Au cours du débat sur l’initiative du Rassemblement de gauche, les intervenants ont été unanimes à dire que les militants de gauche doivent s’unir autour d’une plateforme de principes qui devrait faire l’objet de discussions en vue d’être amendée et adoptée lors d’une prochaine rencontre nationale à Alger fixée pour la première semaine du mois de novembre. Ce projet de plateforme rédigé à la lumière des différentes cycles de rencontres tenues par le rassemblement de gauche sera soumis à tous les participants et militants qui se reconnaissent dans cette initiative afin d’associer le maximum de personnes à ce projet de plateforme qui sera la base d’adhésion au rassemblement de gauche.

Aokas,Le 22 septembre 2013

Nalouf

 

 
 

From → Uncategorized

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :