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Quelques remarques préliminaires sur le texte « LA PROBLÉMATIQUE DE LA STABILITÉ POLITIQUE ET SOCIALE ET DU RENOUVEAU PATRIOTIQUE »

by sur 12 novembre 2013

Par MAHI AHMED      

 Remarques préliminaires:

La contribution ci-dessous à été publiée à la veille du cinquantième anniversaire du 1er Novembre 1954, c’est-à-dire fin octobre 2004. J’ai pensé utile de la republier à l’occasion de la célébration de notre fête nationale surtout en liaison avec les éléments suivants :

 * Le contexte international, en effervescence,  est porteur de lourdes menaces principalement sur les Etats-Nations issus des mouvements de libération nationale.

* De telles menaces sont liées à la gravité de la crise multidimensionnelle du système capitaliste et de ses organisations économiques, financières, militaires, institutionnelles et culturelles de domination et de coercition planétaire. Les USA perdent peu à peu leur statut de superpuissance dominante. Ceci à cause des transformations structurelles tant économiques, sociales, culturelles que politiques qui s’y développent.

*  Les contrecoups de la dislocation et de la disparition de l’URSS et du système socialiste mondial sont loin d’être terminés malgré les opérations guerrières et de dépeçage, dites de stabilisation, de la région des Balkans, de l’Eurasie, du Moyen-Orient etc..   La propension américaine à la direction néolibérale  d’un monde unipolaire a échoué et a dû faire face aux ressorts profonds et coriaces des édifications de l’histoire et des Nations.

*  Le cours de la mondialisation néolibérale conçue, dans et pour le marché, actionnée et dominée principalement par le capital financier  spéculateur, et fondée sur les théories mécanistes des avantages concurrentielles, ne résiste plus aux disfonctionnements qu’il a provoqué aux niveaux des économies nationales ,des structures sociales, des institutions économiques et financières internationales et régionales, de la division internationale du travail et de l’émergences de nouveaux pôles dominants négociant leurs places et leurs rôles dans les nouveaux rapports de forces mondiaux.  Ce cours de la mondialisation aggrave la déstabilisation et les menaces qui pèsent sur le monde et sur nous.

* Depuis 2011 certains pays du Moyen-Orient et du Maghreb, à forte intensité géostratégique, sont le théâtre d’évolutions et de bouleversements sociétaux et politiques qui peuvent être d’une grande portée historique et dont les retombées actuelles et futures touchent directement les intérêts nationaux et internationaux de notre pays. Il en est de même pour ce qui concerne l’immense et si sensible région du Sahel. Nous faisons face ici et là, d’un côté,  à des processus de transition historique que les forces politiques et sociales dans chacun des pays concernés n’arrivent pas à maîtriser les exigences et la portée.

*  Le premier Ministre Sellal martèle à l’envie, ces derniers temps, au cours de ses visites dans les Wilayas, d’une façon lapidaire, que notre pays est menacé en liaison avec les évolutions actuelles dans les pays du Maghreb et du Sahel  et de la crise mondiale. Ces menaces nous imposent, affirme-t-il, de préserver et de renforcer la stabilité de notre pays. Il ajoute que notre pays a certes besoins de changements mais pas de révolution.

Nous ne pouvons plus nous satisfaire ni de généralités ni de slogans tant les enjeux et les défis auxquels notre pays doit faire face sont importants et  porteurs de facteurs de grands dangers pour notre indépendance nationale, la sécurité de nos frontières , la cohésion des composantes ethniques et sociales de notre peuple, l’existence même de notre Etat-nation.

La force et l’importance d’un pays se mesurent, avant tout, à ses capacités de création matérielle, scientifique, culturelle etc. Elles supposent le fonctionnement démocratique de l’Etat et de la société.

Nous devons développer la pédagogie qui donne aux concepts utilisés leurs acceptions  correspondant au réel qu’ils sont censés traduire.

Or des concepts comme menace, stabilité, changement, révolution sont chargés de complexité en liaison avec les évolutions nationales, régionales, internationales actuelles, si lourdes et si enchevêtrées.

Nous devons développer la culture du débat démocratique, créateur nourri par les différences, un débat qui fait avancer par l’aiguisement de la conscience tant individuelle que collective.

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