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Avis du PADS sur l’initiative du rassemblement de la gauche

by sur 6 décembre 2013

PARTI D’AVANT-GARDE RÉVOLUTIONNAIRE OU “GRAND

RASSEMBLEMENT DE GAUCHE” ?

 …« Dans cette situation qui peut évoluer avec rapidité, le rôle des travailleurs et des couches populaires sera de plus en plus décisif. Mais la combativité des travailleurs et  des  masses  populaires  a  besoin  d’un  grand  parti  communiste  qui  l’oriente, l’organise, l’unifie, la rend capable d’agir en profondeur sur le rapport des  forces  et de   changer   l’État  en  le  transformant  en  organe  de défense  des  intérêts  des travailleurs, des couches sociales populaires. Lénine avait posé les fondements  de  la création d’un grand parti révolutionnaire par  le  rappel  qu’il  ne  peut  y  avoir  de mouvement   révolutionnaire   sans  théorie  révolutionnaire.  Cette théorie  c’est  le marxisme enrichi  par  les  apports  de  Lénine  sur  des  questions  essentielles.

Le marxisme – léninisme   est   le produit   intellectuel  le  plus  élaboré  des  luttes  du mouvement communiste international.C’est la théorie de l’impérialisme et du maillon faible, du développement inégal et de la  possibilité  de  la  victoire  de  la  révolution socialiste dans un pays ou  un  groupe de  pays, la  nature  de  l’époque  historique-  le  passage  au  socialisme  –  la  dictature  du   prolétariat , qui   signifie exercice démocratique du pouvoir par la  classe  ouvrière  et  répression  des  tentatives  des classes exploiteuses de rétablir leur ordre par la  violence  contre-révolutionnaire, la dictature démocratique de la classe ouvrière et de la paysannerie, la nécessité d’un parti  d’avant – garde  construit   sur  les  bases  du  centralisme  démocratique , etc. Les questions posées  et  résolues  par Lénine,  approfondies  par  le  mouvement communiste  internationale  avant  le  glissement  vers le révisionnisme après 1956, sont toujours valables.Il n’y a pas d’alternative pour notre pays en dehors d’un effort théorique  et  pratique  créateur  dans  cette  voie. Les appels à la  constitution d’un “grand rassemblement de gauche” fleurissent ça et là. Ils peuvent séduire les moins expérimentés et les moins formés sur le plan idéologique.Ils leur font croire que plus on est nombreux, moins on est exigeant sur le plan de la  ligne  politico-idéologique, plus  la  plate-forme  d’action  est  “ouverte” , c’est-à-dire  expurgée  de  tout  ce  qui compromet la recherche du “plus petit commun dénominateur” et plus il sera facile de susciter un grand mouvement.Ces approches ne sont pas nouvelles. Elles n’ont rien d’original. Les illusions sont toujours persistantes. Seules les appellations  changent en fonction des contextes historiques et des tâches portées en  avant  par  les  luttes. On peut monter un “rassemblement de gauche” hétéroclite sur le plan  des  principes idéologiques et rédiger  une  pompeuse  déclaration  de  foi. Mais  il  se  cassera  au premier conflit  sérieux  qui  exige  l’accord  avec  des  critères  d’analyse  théorique rigoureux. On le  voit  de  façon  claire  à  travers  les  exemples  libyen  et  syrien  à l’occasion desquels des courants dit de gauche rééditent  des  raisonnements  bâtis sur les “ni-ni” qui  condamnent  à  l’impuissance  face  à  l’impérialisme  au  moment crucial où il faut l’affronter  sans  hésitation  et  tenter  de diriger  un  mouvement  de résistance qui redonne confiance aux masses populaires dans leurs  possibilités  de mobilisation démocratique. On a vu comment certains  groupes  se  sont  facilement scindés sur la position  à  adopter  quand  au  début  de  2011 les  forces  de  l’ultra -libéralisme   inféodées  directement  à  l’impérialisme  avaient  tenté  d’entraîner  les citoyens   dans   des   manifestations  autour  d’objectifs  confus. Les  communistes algériens   poursuivront   leurs   efforts   pour   construire   le   parti   révolutionnaire dans la direction qu’ils ont adoptée depuis des années. Ils ne se refusent à  aucune action commune avec toute tendance  ou  tout  courant  disposés  à  agir  avec  eux  sur des questions concrètes dans  les  luttes  de  tous  les  jours  pour  arracher  des améliorations socio-économiques et le maximum de libertés démocratiques au profit de  la  classe  ouvrière, des  couches  populaires. Ils  manifestent  tous les jours  leur disponibilité à agir de concert avec les  éléments  anti-impérialistes  pour  contrer  les plans et opérations des Etats impérialistes en  Algérie  et  dans  le  monde. A  travers ces actions indépendantes ou concertées, ils ne perdent jamais de  vue  leur  objectif historique fondamental: la préparation des classes  exploitées  à  prendre  le  pouvoir pour instaurer le  socialisme, sans  attendre  la  réalisation  des  tâches  d’on  ne  sait quelle  “ étape  historique  préalable ”  ou  d’un  soi  disant  “épuisement”  non  moins préalable des “possibilités du capitalisme” à développer les forces productives. Ils ne cachent pas leurs buts ni ne se livrent à des  tours  de  passe-passe  politiques  pour éviter de “heurter” les couches les moins conscientes ou perdre la possibilité  de  les faire adhérer à ce “grand rassemblement”. A quoi servirait un tel rassemblement  s’il doit taire ou mettre de côté l’objectif du socialisme? Les communistes n’accepteront pas de se diluer dans un ensemble soi-disant “vaste” sans objectifs révolutionnaires clairement  affirmés  et  sans  une   organisation  de  fer   décidée   à   conduire   les travailleurs et le peuple à la concrétisation de leurs aspirations sociales et politiques profondes. La question n’est pas de croire ou non à la bonne  volonté, à la  sincérité ou à l’honnêteté des initiateurs de ce genre de projets de “rassemblement”. Ce n’est pas avec de simples idées louables que l’on change radicalement  la  société. Toute l’expérience du mouvement communiste algérien dans ses  relations  avec  d’autres courants dans divers contextes, Front de libération  nationale  pour  l’indépendance, FLN de la Charte d’Alger de 1964 ou de la Charte nationale de 1976, a indiqué  que ces “vastes” regroupements, tendaient ou conduisaient à faire disparaître  leur  parti communiste, à affaiblir grandement en conséquence les capacités  de  mobilisation des travailleurs.De fait, les  essais  entrepris  en  vue  de  ce “rassemblement large” tendent objectivement à  tenter  de  réussir  ce  qu’aucun  parti  bourgeois  ou  petit-bourgeois, aucun pouvoir n’a réussi à obtenir depuis des  décennies: la  disparition,  ou l’étouffement dans l’œuf, d’un parti marxiste-léniniste de  la  classe  ouvrière  en Algérie, indépendant des idéologies bourgeoises  ou  petites-bourgeoises. C’est en construisant un parti communiste sur la base de  tels  principes  qu’un  mouvement populaire vaste peut mener à de véritables changements de société…»

 (Extrait d’un article du lien du PADS n°113)

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