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Déclaration de l’UIT-CI (Unité Internationale des Travailleurs-Quatrième International)

by sur 30 septembre 2014

Non aux bombardements des EEUU à l’Irak et la Syrie! Les peuples peuvent se débarrasser de l’EIIL et des régimes détestés!

Il y a quelques semaines que le gouvernement des EE.UU, par mandat d’Obama, a commencé à intervenir militairement à l’Irak en bombardant des zones occupées par le dénommé État islamique en Irak et au Levant (EIIL) avec l’argument de “protéger les citoyens nord-américains” et de réaliser “des actions humanitaires” en défense des communautés chrétiennes et yazidies menacées pour l’EIIL. Au même temps, Obama a annoncé qu’il pourrait continuer cette intervention militaire avec des bombardements sur la Syrie, en comptant avec l’accord du dictateur Bashar Al Assad et en utilisant le même argument de lutte “contre le terrorisme”.

 Nous faisons un appel aux peuples du monde pour refuser cette nouvelle intervention impérialiste. Cette intervention, avec l’argument de la “lutte contre le terrorisme”, prétend résoudre d’un seul coup les deux problèmes centraux de l’impérialisme au Moyen Orient: l’effondrement du régime d’occupation à l’Irak à cause de l’énorme opposition populaire et l’existence d’une révolution en cours à la Syrie. Pour l’impérialisme, les problèmes ne sont pas les atrocités de l »EIIL contre les minorités. Il ne faut pas oublier que l’EIIL a été, et il est encore, un instrument au service du régime de Bashar Al Assad pour attaquer l’arrière-garde de la révolution et cependant Obama n’a jamais rien dit sur leurs méthodes. Bien au contraire, il l’a nourri grâce à l’Arabie Saoudite et à a Turquie.

 Les véritables raisons  des bombardements impérialistes n’ont rien à voir avec la lutte contre le terrorisme ou la défense des peuples irakiens ou syriens et de leurs minorités. L’intervention des États-Unis cherche à éviter l’effondrement du régime d’occupation à l’Irak et de réhabiliter le régime assassin syrien. Derrière ces objectives, on trouve les intérêts des multinationales du pétrole et la stabilité de l’état d’Israël.

Mais, au même temps, le peuple palestinien, avec sa héroïque résistance, a réussi une victoire partielle, après de 50 jours d’une action militaire génocide sioniste, avalisée pour les EUA. Après une énorme souffrance avec plus de 2.140 palestiniens morts, (y compris 560 enfants) desquels le 84% ont étés des civiles, il y a eu un cessez-le-feu permanent que comprend l’ouverture du pas frontalier de Rafah, c’est-à-dire, une atténuation importante de blocus économique. Le pas frontalier de Rafah (qu’unit Gaza avec l’Égypte) sera sous le contrôle de l’Autorité Nationale Palestinienne avec le gouvernement d’unité entre Al Fatah et Hamas. Il y eu aussi un accord qui permettra aux pêcheurs de Gaza travailler jusqu’aux 6 milles (au lieu des 3 milles actuelles). Malgré tout, il y a des questions qui restent “en discussion” telles comme le droit des palestiniens à avoir un port et un aéroport, et la libération de 100 prisonniers palestiniens. Donc, rien n’est-il pas assuré et, encore moins, avec le rôle complice du régime égyptien d’Al-Sisi qui est au service d’Israël et des EUA. La lutte continue pour assurer qu’ils s’accomplissent ces points et pour exiger la fin totale du siège à la Bande de Gaza.

Cette situation ce n’est pas la paix ni la libération du peuple palestinien ni la fin de la prison de Gaza, mais il montre qu’on ne peut pas briser la résistance palestinienne. Par cette raison le peuple palestinien a fêté cet accord et le gouvernement sioniste est entré en crise avec le questionnement de l’accord par plusieurs ministres israéliens.

C’est pour cela que le dilemme actuel et centrale à la Syrie et à l’Irak ce n’est pas la question d’être avec l’EIIL ou avec les États-Unis et leurs alliés. La question principale est devenue la suivante:  être à côté de la révolution syrienne et de la lutte légitime du peuple irakien contre son gouvernement corrompu et illégitime. Nous devons nous opposer à l’intervention impérialiste et ses bombardements et avec les peuples de l’Irak, de la Syrie et de la Palestine.

 Le plus grand criminel du monde est l’impérialisme

Obama, ses partenaires de l’UE, le gouvernement irakien et même l’assassin Netanyahu ont tous qualifié les actions criminelles de l’EIIL comme le “plus grand danger pour l’humanité”. Leur cynisme est sans limites. De cette façon veulent cacher et justifier devant le monde leurs propres crimes. Ceux qui font ces déclarations il y a 70 années ont jeté la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki, quand la guerre était finie, en tuant à 200.000 personnes en un jour; ceux sont les mêmes que au Vietnam ont tué près 2 millions de personnes; ceux qui ont donné soutien à des dictateurs comme Pinochet ou Videla ou ceux qui ont condamné à souffrir cruellement de la famine aux peuples du monde avec les ajustements économiques du FMI. Le rôle de l’impérialisme, par rapport aux peuples arabes et du Moyen Orient, a été de coloniser, de diviser artificiellement les nations, de promouvoir les chocs religieux, d’encourager les guerres civiles pour voler le pétrole et les richesses naturelles. Dans ce plan colonisateur, l’impérialisme a installé le fictif état sioniste d’Israël, avec leur soutien militaire et en avalisant les réitérés bombardements sionistes pour assassiner en masse le peuple de la Frange de Gaza.

L’actuelle situation de l’Irak, son désastre politique et social, sa division entre des chiites, des sunnites et des kurdes, est la conséquence de cette politique et de l’invasion que Bush a commencé l’année 2003 qu’a porté à l’état de semi désintégration actuel. L’invasion nord-américaine, alors avec le faux argument “humanitaire” de “renverser” la dictature de Saddam Hussein et le présumé projet d’armes de “destruction massive”, avait comme objectif contrôler la production pétrolière et créer une stabilité des “cimetières” au Moyen Orient pour soutenir à Israël. La résistance du peuple irakien et le refus des peuples ont fait que, finalement en 2011, les troupes nord-américaines se retirassent sans obtenir tous leurs buts. Ils ont laissé un gouvernement pro-yankee irakien de la bourgeoisie chiite, répresseur des peuples irakiens sunnites, avec le soutien du régime de l’Iran. Depuis lors, il  y eu des émeutes populaires. La brutale arrestation du dirigeant sunnite Ahmed Al-Alwani, pour exemple, à la fin du mois fins de décembre 2013, dans laquelle sont morts deux de ses frères, a provoqué des protestes dans toute la région de Anbar, principalement aux villes de Ramadi et Faluya. Le impérialisme a violé systématiquement le droit d’autodétermination des peuples. Ce pour cela que nous devons refuser cette nouvelle intervention militaire à l’Irak et la Syrie. Rien de bon on peut attendre de cette intervention.

 L’EIIL doit être vaincu par les peuples de l’Irak et de la Syrie.

À l’Irak, dans le cadre du procès révolutionnaire nord-africain et du Moyen Orient initié par la révolution tunisienne au mois de janvier 2011, se produisent des protestes massives contre le gouvernement de Maliki qui les a brutalement réprimées. La violence et le sectarisme du gouvernement d’occupation (soutenu aussi pour l’Iran) ont été la nourriture avec laquelle l’EIIL s’est développé. Ceux qu’aujourd’hui l’impérialisme veut présenter comme l’offensive des fanatiques de l’EIIL ont en réalité une triple composante: l’EIIL qu’a grandi en Syrie, les secteurs populaires sunnites et les restes du parti Baath (de Saddam Hussein) qui se sont opposés au gouvernement de Bagdad. L’impérialisme utilise l’EIIL, comme aussi Bashar Al Assad a fait, pour dérober la révolte populaire et réduire tout à la “lutte antiterroriste”.

 En Syrie, Bashar a concentré pendant les trois années de guerre tout son appareil de guerre (y compris de barils de dynamite et d’armement chimique) contre ceux qui réellement inquiétaient: la révolution populaire, tandis que permettait que l’EIIL consolidât ses positions comme cinquième colonne aux zones libérées. Les premiers combattants de l’EIIL ont été libérés des prisons que Bashar a ouvertes, au principe de la révolution, pour affaiblir la rébellion  et pendant trois années n’a pas tiré sur un seul coup de feu contre l’EIIL. À plusieurs reprises l’impérialisme (les États-Unis et aussi l’UE) a refusé armé aux uniques combattants qui faisaient face à militairement a l’EIIL: les rebelles syriens. Au même temps, il permettaient que l’armement du régime syrien avec le soutien de l’Iran et de la Russie. Il va être le blocus aux rebelles syriens celui qui a renforcé à l’EIIL militairement et aussi politiquement. Et maintenant, avec l’attaque impérialiste, l’EIIL est devenu un présumé “anti-impérialiste”.

C’est pour cela que notre refus, aux bombardements yankees à l’Irak et à la Syrie, ne signifie pas que nous donnons soutien politique au dénommé état islamique (EILL). Il s’agit d’une organisation islamique bourgeoise, avec un projet contre-révolutionnaire dictatorial et théocratique, que prétend établir un “califat” à la région. Ses milices appliquent des méthodes aberrantes, de nettoyage ethnique, au service de son programme réactionnaire. On assure qu’il aurait été financé pour le régime monarchique pro yankee sunnite d’Arabie Saoudite. Cela signifie que l’EIIL est une création directe d’un important allié des EUA. Il aurait le rôle réactionnaire d’intervenir à la révolution syrienne pour assurer que, avec éventualité de la possible chute de Bashar Al Assad, puisse surgir un régime dictatorial allié à la bourgeoisie sunnite pétrolière de l’Arabie Saoudite, ennemie de tout procès de changement démocratique. À la révolution syrienne, l’EIIL agit pour s’opposer aux propres rebelles pour occuper leurs territoires. Dès la  Syrie, l’EIIL est passé aux provinces centre-est de l’Irak, de grande présence sunnite, en prenant des villes importantes comme Mossoul et autrui. En tous ces territoires ces milices ont appliqué des atrocités comme des exécutions massives des opposants et l’expulsion de minorités religieuses.

 La lutte indispensable contre l’EIIL doit se soutenir sur l’armement des forces rebelles à la Syrie (ESL et kurdes) et le soutien des mouvements populaires de l’Irak. Contre la violence sectaire, pour une lutte conjointe contre le régime de l’occupation irakienne et l’assassin Bashar aux Assad. Pour arriver à une sortie indépendante et de véritable autodétermination nationale des peuples où se respectent les droits politiques, syndicaux et religieux de chaque communauté, qu’arrête nous doit s’encadrer en une sortie socialiste et des travailleurs.

 Pour l’Autodétermination Nationale du peuple kurde à l’Irak, à la Syrie, à la Turquie et à l’Iran

 Le peuple kurde irakien a subi aussi les conséquences de ce conflit tellement complexe. Le peuple kurde est le plus grand peuple du monde sans un état propre. Les kurdes sont près de 30 millions de personnes réparties à la Turquie, à l’Irak, à Syrie et à l’Iran. Ils partagent une identité, une langue et une culture propre. Le Kurdistan a été une nation opprimée et divisée par les divers impérialismes (ottomane, anglais, allemand et yankee) et par les bourgeoisies de chacun des pays du Moyen Orient et de la Turquie, en empêchant toujours l’existence d’un Kurdistan indépendant, un état unique kurde.

Notre courant international toujours a eu la consigne historique du droit d’Autodétermination National du peuple kurde aux territoires de la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran. Ces pays où on a persécuté et réprimé le peuple kurde, spécialement à la Turquie. On calcule qu’il y a à la Turquie plus de 15 millions de kurdes; à l’Irak 6 millions; à l’Iran 4,5 millions et à la Syrie 1,5 million. Malgré tout des directions politiques nationalistes kurdes ont cherché, quelque fois, à arriver a des accords avec l’impérialisme et ses respectifs gouvernements pour chercher un statut d’autonomie partielle.
Un de ces cas s’est donné à l’Irak, où après la chute de Saddam Hussein, l’impérialisme nord-américain et ses alliées bourgeoises chiites, soutenues par le régime de l’Iran, ont donné une autonomie partielle aux kurdes au nord de l’Irak, pour remercier l’aide apportée, pendant à l’invasion impérialiste, par les forces politiques bourgeoises kurdes du PUK (Union Patriotique de Kurdistan) de Yalai Talabani et du KDP (Parti Démocratique de Kurdistan) de Masud Barzani. Aujourd’hui Barzani est le président du Kurdistan irakien, qu’est devenue une région autonome de l’Irak. Depuis le 2006 Barzani a soutenu et collaboré avec le gouvernement national irakien installé pour EE. UU, en ayant une milice armée propre: les peshmergas. Le Kurdistan irakien a obtenu la plus grande zone pétrolière. C’est pour cela que les dernières années la zone a vécu une croissance économique grâce aux investissements des multinationales du pétrole. Ainsi, Barzani est devenu un bon partenaire de l’impérialisme et, de forme surprenant, il est aussi un important allié du régime turc d’Erdogan, ennemi du peuple kurde, à qui vend du pétrole et avec qui il fait des affaires.

L’armée irakienne s’est pratiquement désintégrée au centre-est de l’Irak face à l’avance des milices de l’EIIL. Cette situation a provoqué que les forces militaires kurdes soient les uniques forces terrestres avec capacité pour faire face à l’EIIL, à côté de l’armée irakienne et soutenues, depuis le 8 août, par les bombardements des EEUU.

Les socialistes révolutionnaires soutenons le droit du peuple kurde à se défendre au Kurdistan et à sa limitée autonomie du n’importe quelle attaque de l’EIIL. C’est aussi juste que les organisations armées et populaires kurdes, se défendent des attaques de l’EIIL à la Syrie. Et aussi il a le droit de se défendre dans ses refuges du Kurdistan irakien si fussent attaqués pour l’EIIL. Mais ce ne justifie pas avaliser les bombardements impérialistes. Le peuple kurde, ses organisations populaires et les peuples du monde doivent condamner les bombardements impérialistes et se fortifier en luttant en forme indépendante contre l’EIIL et pour l’unité et l’autodétermination nationale du peuple kurde à l’Irak et à toute la région.

Nous condamnons les bombardements et n’importe quelle forme d’intervention militaire impérialiste à l’Irak et à la Syrie

Nous appelons aux peuples du monde à condamner les actions militaires en cours à l’Irak et à la Syrie. Avec l’argument de la lutte “contre le terrorisme” et en utilisant les aberrations de l’EIIL, que nous rejetons, les EE.UU et l’UE, soutenus pour la Russie, l’Iran, l’Israël et, maintenant, avec l’accord du dictateur Bashar Al Assad, veulent attaquer aux peuples du Moyen Orient. Avec ce prétexte, ils veulent aussi briser la rébellion du peuple syrien. Jusqu’au point que le même ministre syrien d’Affaires Extérieures a donné “ la bienvenue à n’importe qui, même le Royaume-Uni et les États-Unis avec possibles bombardements ” aide à son pays pour “combattre a l’EIIL”. Seulement il a demandé “de les coordonner” avec la Syrie (Abc ce 25/8). C’est à dire ils utilisent la folie de l’EIIL et son califat pour applaudir qu’Obama bombarde les positions des rebelles. Au même temps, le régime syrien s’enlève bien le masque « anti-impérialiste” que la gauche réformiste mondiale, et spécialement le chavisme, défendait pour montrer son véritable visage pro-impérialiste et génocide.

La responsabilité de la crise de l’Irak et du Moyen Orient s’enracine dans historiques actions criminelles et génocides de l’impérialisme. Mais aussi il y a une responsabilité des diverses directions bourgeoises arabes et non arabes qui agissent contre leurs peuples, en s’alliant aux impérialismes et qui ont abandonné à l’héroïque peuple palestinien qui a donné une grande leçon de combativité à la Frange de Gaza. Cette claudication, autant du vieux nationalisme bourgeois arabe comment des forces bourgeoises islamiques et de leurs régimes, a favorisé l’apparition de forces politiques ultrarévolutionnaires comme Al-Qaïda, les salafistes ou maintenant l’EIIL. Il est nécessaire que la gauche révolutionnaire nord-africaine et du Moyen Orient et les secteurs ouvriers et populaires s’unissent et luttent pour bâtir une nouvelle direction socialiste révolutionnaire pour les peuples de la région.

Non aux bombardements des EE.UU à l’Irak et en Syrie!
Hors la Russie et l’Iran de la Syrie. À bas le régime de Bashar Al Assad!
Tout le soutien aux mouvements populaires contre le régime de l’occupation à l’Irak!
Armement de la révolution syrienne pour renverser le régime et vaincre l’EIIL!

29 d’août 2014

Comité Exécutive Internationale de l’Unité Internationale des Travailleurs-Quatrième International (UIT-CI)

http://uit-ci.org/index.php/inicio

http://luchainternacionalista.org/?lang=es

https://www.facebook.com/linternacionalista

e-mail: luchaint@telefonica.net

 

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