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Troïka basta! Rendons la démocratie à la Grèce!

by sur 6 janvier 2015

|  PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

drapeau_grec« C’est au peuple grec, père de la démocratie mais aujourd’hui martyr de l’austérité, de décider souverainement de son avenir », estiment les signataires de cet appel de « citoyens et citoyennes d’Europe » qui exigent « des institutions financières internationales, des agences de notations comme des autorités européennes qu’elles cessent immédiatement leurs pressions indignes ».

Union européenne, dirigeants européens, FMI, agences de notation : cessez votre chantage, votre ingérence dans la campagne électorale grecque ! Laissez le peuple décider !

Dans un contexte où les mauvais coups se multiplient en Grèce (corruption de députés, désinformation, restriction des libertés démocratiques…) pour empêcher la victoire possible du mouvement de gauche Syriza aux élections législatives prévues le 25 janvier, voilà que le FMI annonce la suspension de son « aide » et que le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, s’adresse directement aux électeurs grecs pour leur dire dans quel sens voter. Jean-Claude Juncker, président de la Commission  européenne, déclare quant à lui qu’il « n’aimerait pas que des forces extrêmes arrivent au pouvoir » à Athènes. En Allemagne, le ministre des Finances, Wolfgang Schaüble, réaffirme au passage qu’il n’y a « aucune alternative » aux réformes conduites en Grèce. Les agences de notation commencent à menacer de dégrader – est-il encore possible ! – la note de l’économie grecque. Dans la presse européenne, on s’emploie à diffuser la peur du changement afin de dissuader les peuples de l’Union de se tourner vers des formations politiques progressistes proposant le même type de rupture économique que Syriza.

Il est vrai qu’une victoire de Syriza en Grèce pourrait remettre en cause pour l’ensemble de l’Union européenne les politiques d’austérité imposées par la Troïka (banque européenne, commission européenne et FMI) aux peuples contre leur volonté : comme le montrent les manifestations massives au Portugal, en Espagne et plus récemment en Italie, ou la grève générale en Belgique, ne passe plus l’injonction de rembourser aux détenteurs de capitaux des dettes illégitimes au prix de la destruction d’un modèle social qui permettait d’atténuer les maux du capitalisme et de pointer qu’une autre logique est possible. Devant cette menace pour leurs intérêts – l’exemple islandais les inquiète encore – les serviteurs de la finance en Europe sont prêts à tous les chantages pour confisquer la démocratie en Grèce et ailleurs. Eux qui laissent museler les libertés dans la Hongrie de Victor Orban au nom du respect du suffrage universel trouvent cette fois légitime de s’ingérer dans la vie politique intérieure d’un État : la préservation des intérêts des banques et des multinationales leur est plus importante que la défense des libertés !

C’est au peuple grec, père de la démocratie mais aujourd’hui martyr de l’austérité, de décider souverainement de son avenir. Nous, citoyens et citoyennes d’Europe, exigeons des institutions financières internationales, des agences de notations comme des autorités européennes qu’elles cessent immédiatement leurs pressions indignes. Ce n’est pas aux institutions européennes actuelles et à la finance de dicter aux peuples ce qu’ils doivent voter ! L’austérité est un choix politique qu’ils doivent pouvoir rejeter démocratiquement ! Nous faisons chorus avec les dirigeants de Syriza pour dire que le problème de la Grèce est celui de toute l’Europe et que ce qui s’y joue pourrait sonner le début d’une nouvelle aventure européenne.

Nous, citoyens et citoyennes d’Europe disons au peuple grec : n’ayez pas peur, comptez sur nous, nous sommes à vos côtés. Notre Europe n’est pas la leur ; elle est la vôtre.

Christophe Aguiton, militant associatif et syndicaliste; Françoise Alamartine, EELV; LoïcAnnoot, Les plumés de l’austérité 93; Paul Aries, rédactreur en chef mensuel les Z’indigné(e)s; Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !

Benjamin Ball, Les désobeïsssants; Alain Bascoulergue, journaliste retraité; Francine Bavay, EELV; Julien Bayou, conseiller régional Idf EELV; Delphine Beauvois, auteure de livre jeunesse et féministe; Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val-de-Marne; Fatima Benomar, les efFRONTé-e-s; Bruno Bessières, Association des communistes unitaires, Ensemble !, Front de gauche; Martine Billard, ancienne députée de Paris, PG; Thierry Bonus, militant syndical; Alima Boumediene Thiery, avocate; Michel Bourgain, maire de l’Île-Saint-Denis; Joseph Boussion, Nouvelle Donne; Jacques Boutault, maire EELV de Paris 2e; JudithButler; 

Leïla Chaibi, PG; Laura Chatel (secrétaire fédérale des Jeunes Ecolos); Luc Chatel, journaliste et éditeur; Fethi Chouder, PG93; Eric Coquerel, coordinateur politique du PG, conseiller régional Ile de France; Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche; MathieuColloghan, peintre et dessinateur; Philippe Corcuff, politiste; Sergio Coronado, député EELV; Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV; Simon Cottin-Marx, co-rédacteur en chef de la revue Mouvements et membre de Jeudi Noir; Alain Coulombel, conseiller régional EELV; Pierre Cours-Salies, professeur Paris 8, membre de la FASE (Ensemble!-Fdg);

Sonia Dayan-Herzbrun, Sociologue; Philippe Derudder, économiste; Véronique Dubarry, ajointe à la mairie l’Île-Saint-Denis, EELV93, Les plumés de l’austérité 93; Héloïse Duché, militante féministe; Frédéric Durand, président du groupe FdG à Plaine Commune;

Eric Fassin, sociologue, Université Paris-8; Michel Feher, philosophe; Fabrice Flipo, philosophe; Guillaume Floris, syndicaliste;

Bruno Gaccio, Nouvelle Donne; Gilles Garnier, Responsable Europe du PCF; Raquel Garrido, secrétaire nationale du PG; Elisabeth Gautier, Transform! Europe/Espaces Marx; Jean-MarieGleize, écrivain; Jérome Gleize, conseiller de Paris EELV; Pierre-François Grond, Ensemble!-FdG;

Janette Habel, universitaire; Kaddour Hadadi, Hk et les saltimbanks; Magalie Houziaux, Vivre mieux ensemble à Aulnay (93), Les plumés de l’austérité;

Benjamin Joyeux, écologiste européen, Conseil Fédéral d’EELV; Wandrille Jumeaux, EELV;

Pierre Khalfa,  coprésident de la fondation Copernic;

Pierre Larroutourou, coprésident de Nouvelle Donne; Sandra Laugier, philosophe; PierreLaurent, Secrétaire national du PCF, Président du Parti de la gauche européenne; StéphaneLavignotte, pasteur, Christianisme social; Bénédicte Lefebvre, Fondation Copernic; MathurinLevis, membre du Bureau National du Mouvement des Jeunes Socialistes; FrançoisLongérinas, militant PG écologiste et autogestionnaire; Isabelle Lorand, Chirurgienne, Pcf; Michael Löwy, sociologue, Directeur de Recherche Emérite, CNRS; Elise Lowy, EELV;

Noël Mamère, député écologiste; Philippe Mangeot, Vacarme; Philippe Marlière, politologue; Myriam Martin, porte-parole Ensemble!-Fdg; Luis Martinez Andrade, Sociologue; Christiane Marty, féministe, Fondation Copernic; Ramon Martinez, Ensemble Aubervilliers, Caroline Mecary, Fondation Copernic; Jean-Luc Mélenchon, député européen; Roland Merieux, Ensemble; Corinne Morel Darleux, conseillère régionale Rhône Alpes (FdG-PG); Arno Munster, philosophe;

Albert Ogien, sociologue;

André Pacco, Ensemble Auxerre; Francis Parny, PCF, Vice-pdt du Conseil régional d’IDF; Sylvain Pattieu, maître de conférences en histoire et écrivain; Willy Pelletier, sociologue, Fondation Copernic; Jean-François Pellissier, conseiller régional IdF, porte-parole d’Ensemble!-FdG;
Philippe Pignarre, éditeur; Claude Poliak, sociologue, PG;

Xavier Renou, Les désobeissants;

Anne Sabourin, Représentante du PCF au Parti de la gauche européenne; Christian Salmon, écrivain; Benoit Schneckenburger, philosophe;
Danielle Simonnet, secrétaire nationale du PG, conseillère de Paris; Francis Sitel, politiste, ContreTemps; Philippe Sultan, Fondation Copernic;

François Taillandier, écrivain; Azzedine Taïbi, maire (PCF-FdG) de Stains (93); JacquesTestart, directeur de recherches honoraire de l’Inserm; Sylvain Thevoz, conseiller municipal, Genève; Marie-Pierre Thoubas, porte-parole Ensemble!-Fdg; Jean-Luc Touly, Conseiller régional Île-de-France et responsable eau de la Fondation France Libertés Danielle Mitterrand; Catherine Tricot, rédactrice en chef de Regards;

Eleni Varikas, professeure Emérite Paris 8; Victor Vauquois, responsable relations extérieures des jeunes écologistes; Christian Vélot, scientifique; Christophe Ventura, Mémoire des luttes; Marie-Christine Vergiat, députée européenne FdG; Patrick Viveret, philosophe;

Louis Weber, Fondation Copernic; Francis Wurtz, PCF, député européen honoraire.

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One Comment
  1. abdelatif rebah permalink

    http://www.informationclearinghouse.info/article40157.htm

    How Many Muslim Countries Has the U.S. Bombed OrOccupied Since 1980?

    By Glenn Greenwald

    November 07, 2014 « ICH » – « The Intercept »- Barack Obama, in his post-election pressconference yesterday, announced that he would seekan Authorization for Use of Military Force (AUMF) from the new Congress,one that would authorize Obama’s bombing campaign in Iraq andSyria—the one he began three months ago. If one were being generous, one could say thatseeking congressional authorization for a war that commenced months ago isat least better than fighting a war even after Congress explicitly rejected its authorization, as Obama lawlessly did in the now-collapsed country of Libya.

    When Obama began bombing targets inside Syria inSeptember, I noted that it wasthe seventh predominantly Muslim country that had been bombed by the U.S.during his presidency (that did not count Obama’s bombing of the Muslimminority in the Philippines). I also previously noted that this newbombing campaign meant that Obama had become the fourth consecutive U.S. President to order bombs dropped on Iraq. Standing alone, thoseare both amazingly revealing facts. American violence is so ongoingand continuous that we barely notice it any more. Just this week, a U.S. dronelaunched a missile that killed 10 people in Yemen, and the dead were promptly labeled “suspectedmilitants” (which actually just means they are“military-age males”); those killings received almost no discussion.

    To get a full scope of American violence in the world,it is worth asking a broader question: how many countries in the Islamicworld has the U.S. bombed or occupied since 1980? That answer was provided in a recent WashingtonPost op-ed by the military historian and former U.S. ArmyCol. Andrew Bacevich:

    As America’s efforts to “degrade and ultimatelydestroy” Islamic State militants extent into Syria, Iraq War III hasseamlessly morphed into Greater Middle East Battlefield XIV. That is, Syria has become at least the 14th country inthe Islamic world that U.S. forces have invaded or occupied or bombed, and in which American soldiers have killed or beenkilled. And that’s just since 1980.

    Let’s tick them off: Iran (1980, 1987-1988), Libya(1981, 1986, 1989, 2011), Lebanon (1983), Kuwait (1991), Iraq (1991-2011,2014-), Somalia (1992-1993, 2007-), Bosnia (1995), Saudi Arabia (1991, 1996),Afghanistan (1998, 2001-), Sudan (1998), Kosovo (1999), Yemen (2000, 2002-),Pakistan (2004-) and now Syria. Whew.

    Bacevich’s count excludes the bombing andoccupation of still other predominantly Muslim countries by key U.S.allies such as Israel and Saudi Arabia, carried out with crucial Americansupport. It excludes coups against democratically elected governments,torture, and imprisonment of people with no charges. It also, of course,excludes all the other bombing and invading and occupying that the U.S. hascarried out during this time period in other parts of the world, includingin Central Americaand the Caribbean, as well as various proxy warsin Africa.

    There is an awful lot to be said about the factions in the west which devote huge amounts of their time andattention to preaching against the supremeprimitiveness and violence of Muslims. There are no gay bars in Gaza,the obsessively anti-Islampolemicists proclaim—as thoughthat (rather than levels of violence and aggression unleashed against theworld) is the most important metric for judging a society. Reflectingtheir single-minded obsession with demonizing Muslims (at exactly the sametime, coincidentally, their governments wage a never-ending war on Muslimcountries and their societies marginalize Muslims), they notably neglect to note thriving gaycommunities in places like Beirut and Istanbul, or the lack of them inChristian Uganda. Employing the defining tactic of bigotry, theylove to highlight the worst behavior of individual Muslims as a means ofattributing it to the group as a whole, while ignoring (often expressly) the worst behavior of individual Jews and/or theirown groups (they similarly cite the most extreme precepts of Islam whileignoring similarly extreme ones from Judaism). That’s because, as RulaJebreal told Bill Maher last week, if these oh-so-brave rationality warriors saidabout Jews what they say about Muslims, they’d be fired.

    But of all the various points to make about thisgroup, this is always the most astounding: those same people, who love todenounce the violence of Islam as some sort of ultimate threat, live incountries whose governments unleash far more violence, bombing, invasions, andoccupations than anyone else by far. That is just afact.

    Those who sit around in the U.S. or the U.K. endlesslyinveighing against the evil of Islam, depicting it as the root ofviolence and evil (the “mother lode of bad ideas“), while spending very little time on their ownsocieties’ addictions to violence and aggression, or their own religiousand nationalistic drives, have reached the peak of self-blinding tribalism.They really are akin to having a neighbor down the street who constantlymurders, steals and pillages, and then spends his spare time flamboyantly denouncingpeople who live thousands of miles away for their bad acts. Such a person wouldbe regarded as pathologically self-deluded, a term that also describes thosepolitical and intellectual factions which replicate that behavior.

    The sheer casualness with which Obama yesterday calledfor a new AUMF is reflective of how central, how commonplace, violence andmilitarism are in the U.S.’s imperial management of the world. That somecitizens of that same country devote themselves primarily if notexclusively to denouncing the violence and savagery ofothers is a testament tohow powerful and self-blinding tribalism is as a human drive.

    Email the author: glenn.greenwald@theintercept.com

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